Les fortes pluies ne font pas que des malheureux à Kaolack (centre) où l’hivernage correspond à une période faste pour les mécaniciens qui croulent sous les sollicitations, compte tenu de l’état piteux des routes.
Les vendeurs de pièces détachées également profitent bien de cette situation liée à l’état défectueux des routes, qui entraine une multiplication des pannes pour les automobilistes.
De fait, le ruissellement des eaux de pluie a contribué à dégrader davantage plusieurs artères de la ville de Kaolack, mettant à nu les crevasses jadis recouvertes par l’ensablement.
Les flaques d’eau et les nids-de-poule rendent d’autant plus difficile la tâche des automobilistes ainsi que des flaques d’eau qui entraînent une multiplication des pannes pour les automobilistes.
Scène de vie ordinaire au quartier Léona, un des plus connus de la ville de Kaolack.
En cette matinée pluvieuse, la vie reprend petit à petit son cours normal.
Des adultes trouvent refuge sous des arbres pour se protéger de la chaleur, tandis que des enfants, indifférents à tout, continuent de jouer leur partie de football.
Non loin de là, derrière un emplacement de taxis urbains de la gare routière de Kahone, plusieurs véhicules, capots levés, attendent, selon toute vraisemblance, le diagnostic du réparateur.
Le sol noirci par les lubrifiants pour mécanique et l’odeur persistante de carburant, plongent le visiteur et donnent une idée de l’intensité des activités dans les lieux.
Un mécanicien, tournevis à la main, se penche sur un taxi et demande en wolof qu’on lui passe une clé pate à fourche.
Le technicien, très occupé à desserrer un élément du moteur d’une voiture, n’a pas le temps de répondre à des questions.
Il désigne au reporter de l’APS le maître des lieux, répondant au nom de Amadou Ba.
Ce dernier, mécanicien depuis plus de quinze ans, confirme qu’il est très sollicité en période d’hivernage.
“Pendant l’hivernage, nous sommes très sollicités, parce que l’eau et les voitures ne font pas bon ménage”, explique-t-il, sourire en coin.

Il dit recevoir par jour entre quatre et cinq véhicules pour des réparations, relevant que les pannes les plus fréquentes concernent les rotules, les bielles et l’électricité. “Mais le plus grave reste le moteur noyé”, souligne Amadou Ba.
Le témoignage de Ibrahima Ndao, un chauffeur de taxi de 38 ans, confirme le constat du mécanicien selon lequel, les taxis sont les plus touchés en cette période d’hivernage.
“Nous rencontrons d’énormes difficultés pendant l’hivernage. Nos voitures tombent souvent en panne et les frais de dépannage sont excessifs”, dit Ndao, en surveillant de près la réparation de son véhicule dont l’alternateur a été endommagé par les pluies.
Contraint de suspendre son travail pour cet ennui mécanique, il a du mal à cacher son désarroi pour ce contre-temps fâcheux pour ses affaires.
Sur la rue Amilcar Cabral, en face d’une clinique privée, le magasin de Seyni Diop ne désemplit pas.
Spécialisé dans la vente de pièces détachées, le commerçant, installé dans son fauteuil, constate une hausse notable des commandes qu’on lui passe durant la période de la saison des pluies.
“Pa Diop”, peut simplement se satisfaire de ses affaires qui marchent, mais il ne peut pourtant s’empêcher un petit conseil pour les automobilistes: “Quand on a son véhicule, il ne faut jamais traverser une flaque d’eau dont on ne connaît pas la profondeur”.
Source : APS
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