Se déplacer à Kaolack (centre) pendant la saison des pluies relève du parcours du combattant. Une situation qui n’épargne pas le marché “Geej”, spécialisé dans la vente de produits halieutiques et alimentaires.
Deux mois après le début de l’hivernage, la plupart des quartiers sont devenus difficilement praticables, les marchés encore plus, qui accueillent un grand nombre de visiteurs par jour.
Les eaux stagnantes, mêlées aux ordures, rendent les déplacements pénibles.
Vendeurs, clients, automobilistes…, tout le monde est affecté par cette situation au marché “Geej”, situé au quartier Léona.
Fatou Seck, bassine sur la tête, le visage dégoulinant de sueur, est venue s’approvisionner en denrées alimentaires.
Selon cette mère de famille, “les femmes vivent le calvaire pendant l’hivernage pour faire leurs courses” dans ce marché à cause des eaux pluviales stagnantes.
Les taxis ne pouvant pas accéder à ce marché, il faut traverser les eaux boueuses ou recourir aux services d’un mototaxi, ces fameux engins communément appelés “Jakarta”.
Ce cadre insalubre impacte également le quotidien des vendeurs de légumes obligés de cohabiter avec les eaux usées.

Saly Diop fait partie de ces vendeurs. Elle tient son étal sur la route menant au marché central aux poissons.
Le klaxon des véhicules combiné au bruit de fond des haut-parleurs oblige Saly à hausser un peu la voix pour parler des difficultés auxquelles elle est confrontées pendant l’hivernage dans ce marché.
“Nous, commerçants, sommes extrêmement fatigués à cause de ces eaux boueuses et nauséabondes. A chaque hivernage, nous vivons la même situation. Il m’arrive souvent de ne pas savoir où étaler ma marchandise après la pluie”, a-t-elle confié.
Saly est stoppée net dans ses explications par l’arrivée d’une cliente, Yacine Diagne, une jeune femme qui ne se fait pas prier pour fustiger la situation du marché “Geej”.
Elle affirme avoir été témoin, un jour, de la chute d’une femme qui essayait d’enjamber une flaque d’eau, imputant la responsabilité de la situation de ce marché aux autorités, locales comme étatiques. D’autant que les problèmes du marché “Geej” sont connus de tous.
Makhala Ndiaye, joint au téléphone, dit avoir tout tenté auprès des autorités de la ville pour changer le visage de ce marché dont il est le délégué.

Il assure que les commerçants s’acquittent pourtant régulièrement des taxes municipales.
“Nous payons des patentes, mais même le balayage et le ramassage réguliers des ordures ne sont pas effectifs dans ce marché”, a déploré le septuagénaire.
Les autorités peuvent facilement trouver des solutions aux problèmes d’assainissement de ce marché bordé par un bras de mer, ce qui est de nature à faciliter l’évacuation des eaux stagnantes.
Interrogé à ce sujet par la Radio futurs médias (RFM, privée), le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a déclaré que compte tenu de l’insuffisance des moyens de la ville qu’il dirige, c’est à l’Etat de réaliser les travaux nécessaires.
Source : APS
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