L’Administrateur général du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI), Abdou Karim Diaw, a déclaré, mercredi, à Rufisque, avoir eu une séance de travail ”extrêmement riche” avec des députés de la Commission des Affaires économique de l’Assemblée nationale.
”C’était une séance de travail extrêmement riche. Nous avons présenté ce que fait le Fonds de développement de la microfinance islamique. Nous avons présenté le PROMISE (Programme de développement de la microfinance islamique au Sénégal), les difficultés auxquelles il est confrontées mais aussi son potentiel”, a-t-il dit.
M. Diaw s’exprimait à la fin d’une séance de travail tenue avec des députés de la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale du Sénégal, conduite par son président Abdou Karim Sall au siège du Fonds de développement de la microfinance islamique, à Rufisque.
Entouré d’experts, il a indiqué avoir expliqué aux députés le potentiel du PROMISE et de l’FDMI.
”Et heureusement, les députés ont pu voir avec des exemples concrets ce que nous pouvons faire, mais aussi les quelques défis auxquels nous faisons face, notamment le défi sur certaines lenteurs pour les agréments”, a t-il dit.
Selon lui, ”le ministère des Finances et du Budget a fait des pas importants (..). Nous avons aussi quelques préoccupations par rapport à la fiscalité, parce qu’à l’état actuel, les instruments de la finance islamique sont défavorisés du point de vue fiscal par rapport aux produits de la finance classique”.
”Donc, nous souhaitons une neutralisation fiscale de sorte que les clients des banques islamiques et des institutions de microfinance islamique ne seront pas défavorisés à cause d’une fiscalité qui n’est pas très équitable. Enfin, nous avons sollicité aussi une ligne de financement et nous remercions déjà le gouvernement pour les efforts faits”, a-t-il ajouté.
Pour sa part, le président de la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale du Sénégal, Abdou Karim Sall, a rappelé que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du suivi des grands projets de l’Etat du Sénégal.
La séance a été, selon lui, l’occasion pour les deux parties d’échanger sur les opportunités offertes par la finance islamique pour la mobilisation des ressources pour le financement de l’Agenda Sénégal 2050 et la lutte contre la pauvreté.
‘’Les discussions que nous avons eues (…) nous ont permis de bien comprendre la volonté des nouveaux gouvernants par rapport au bon fonctionnement de cet instrument important pour le financement”, a dit le député.

”Je pense que les Sénégalais ne connaissent pas suffisamment cet instrument de financement et il est important, pour nous, en tant que parlementaires, de participer à cet objectif pour le rendre beaucoup plus visible (…)”, a ajouté Abdou Karim Sall.
Source : APS
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