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Kharakhéna : un « mendiant » assis sur de la richesse (2/2)

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Situé dans la commune Bembo, département de Saraya, Kharakhéna célèbre dans l’exploitation traditionnelle de l’or connaît des problèmes, dont le plus pressant est sa relation avec la gendarmerie. Pour Bourama Keïta, chef du village, « parfois, la sécurité fait des descentes dans le dioura pour confisquer le matériel, mais le plus souvent, ils brûlent nos machines », s’est désolé le responsable, la mort dans l’âme.

Ainsi, des millions de Fcfa partent en fumée, avec l’action des forces de l’ordre, «et pourtant, même s’ils ont des griefs, ils pensent saisir le matériel et nous convoquer », pense Bourama Keïta, dont la demeure est le lieu de résolution de 90 % des problèmes du dioura. Pour Sadio Cissokho, chef des orpailleurs, sous la signature de Aly Ngouille Ndiaye, ministre d’alors chargé des Mines et de l’Energie, 16 couloirs ont été attribués à l’orpaillage traditionnel, dans le département de Saraya. Ce qui fait qu’aujourd’hui, « nous ne sommes pas concernés par l’interdiction faite par l’Etat, concernant l’exploitation de certains sites », informe Sadio Cissokho.

Malheureusement, eux, qui travaillent sur les 27 ha donnés par les autorités, sont souvent déguerpis, et le matériel brûlé. Kharakhéna grandit. On parle de plus de 30.000 personnes qui y vivent, attirées par le métal précieux. Mais l’État y est présent que quand il s’agit d’encaisser des taxes au profit du Trésor public. Il n’y a ni électricité, ni eau courante, se désole le chef de village. La société Arcelor Mittal y avait érigé un forage, en panne actuellement. Un poste de santé a été créé par les habitants, pourvu en médicaments par leur soin, avec un infirmier payé de leur poche.

Mais « une ambulance devrait nous permettre d’évacuer certains cas à Saraya », plaide le chef de village. Il y a quelque temps, des problèmes avaient surgi entre l’opérateur, Africa Gold, et les populations sur les lieux d’exploitation. Un vieux souvenir, confie Bourama Keïta. Ce dernier, a affirmé être revenu de Dakar, et avoir rencontré les responsables de cette société minière, « et une solution a été trouvée ». L’une des plus grandes divergences aplanies, Kharakhéna demande la présence de l’État pour les besoins primaires de cette localité qui grandit de jour en jour. On prend congé de cette ville qui surfe sur l’or, mais manque pratiquement de tout.

Amadou Maguette NDAW, Ndiol Maka SECK (textes) et Moussa SOW (photos)

Source : Le Soleil

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